Step Brother de Penelope Ward

 

 

 

Quand Greta a appris que son demi-frère venait vivre avec eux, elle était à la fois curieuse et heureuse de faire la connaissance du fils de son beau-père. Malheureusement, elle a vite déchanté. Elec est tout simplement odieux avec elle.

Pourtant, elle se sent attirée par ce garçon tatoué qui semble tout faire pour cacher ses blessures.
Lentement, leur relation évolue, il s’ouvre petit à petit jusqu’à une nuit inoubliable. Le lendemain, Elec est parti, il disparaît de sa vie aussi vite qu’il y était apparu.

Sept ans plus tard, un drame familial les réunit à nouveau. Greta comprend alors que l’adolescent qui s’amusait à la faire tourner en bourrique est devenu un homme très séduisant qui va lui faire tourner la tête.

Sauront-ils à nouveau se faire confiance ?

                 

  • Step Brother de Penelope Ward Machine-à-écrire-500
  • Parution mai 2016
  • Editions Hugo Roman
  • 360 pages

 

 

 

Avis de Marine

Je ne pensais pas lire aussi rapidement Step Brother mais les nombreux avis positifs m’ont convaincue de le sortir de ma PAL. Une fois commencé, il a très vite été terminé. Et heureusement, je n’en aurais pas supporté beaucoup plus.

L’histoire est découpée en deux parties. La première se déroule quand les deux personnages principaux ont 17 ans. La seconde sept années plus tard.

Greta a 17 ans. Elle vit avec sa mère et son beau-père. C’est un jour un peu particulier pour la petite famille. Elec, son demi-frère va venir habiter avec eux pour un an. Greta est toute contente à l’idée d’avoir un demi-frère, elle est impatiente de lui faire découvrir la ville et d’autres choses…

Quant à moi, plus je regardais la neige boueuse recouvrir notre rue, plus mon estomac se nouait. L’hiver bostonien va être un sacré choc pour mon demi-frère californien. J’ai un demi-frère. Quelle pensée étrange ! Je suis fille unique et j’ai toujours voulu un frère ou une sœur – pourvu que l’on s’entende bien. J’ai réprimé un rire, me trouvant bête d’idéaliser cette relation et d’imaginer que nous serions comme Ross et Monica dans Friends. Ce matin, j’ai entendu une chanson de Coldplay intitulée « Brothers and Sisters ». Elle ne parle pas vraiment de frères et sœurs, mais je l’ai prise comme un signe que tout allait bien se passer. […] Je me suis mise à penser à ce que j’allais lui dire, à ce dont nous allions parler, aux monuments et aux lieux que j’allais lui faire visiter – c’était à la fois excitant et angoissant.

Quand elle va rencontrer Elec, la jeune femme va totalement succomber à la beauté de celui-ci malgré son comportement désagréable. Greta est d’une puérilité étonnante pour son âge. Je ne sais pas si elle est niaise ou juste une adolescente bourrée d’hormone.

Je suis retournée dans la cuisine en repensant à sa mine déconfite lorsqu’il ne savait pas que je l’observais. J’étais plus déterminée que jamais à briser le mur qu’il avait érigé entre nous – j’avais besoin de savoir si ce n’était qu’une façade ou s’il était véritablement le plus gros enfoiré que j’avais jamais rencontré. Plus il se montrait désagréable avec moi, plus j’avais envie de faire preuve de gentillesse envers lui. C’était comme un challenge.

J’ai demandé son numéro à Randy pour lui envoyer un SMS.

Toute la première partie du roman est axée sur l’entêtement de Greta à se faire un ami d’Elec et un peu plus. Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai soupiré ou levé les yeux au ciel.
Une scène m’a particulièrement marquée tellement elle était ridicule. Mais avant un petit bonus.

Jésus, Marie, Joseph.

Ma bouche, comme tous les orifices de mon corps, était en feu.

Le meilleur des extraits pour clôturer cette première partie.

Ma porte s’est ouverte lentement et la lumière s’est allumée.

– On fait la paix ? a demandé Elec.

J’ai tourné la tête vers lui et là, j’ai cru que j’allais tourner de l’œil. Il était debout, au milieu de ma chambre, une bite à la main. Mais pas n’importe quelle bite. C’était ma bite. Ma bite violette en caoutchouc.

Il jouait avec.

– Quel meilleur moyen de faire la paix qu’avec un vibro et un sourire ? a-t-il dit en riant.

Je me suis cachée sous la couette.

– Allez… Tu pleures vraiment ?

Il n’y avait plus un bruit. Je me suis dit que si je ne bougeais pas, il finirait par partir, mais j’avais tort. J’ai entendu un « clic » puis des vibrations. J’ai senti qu’il s’asseyait sur mon lit.

– Si tu ne veux pas sourire, je vais devoir te chatouiller avec ton petit chéri, a-t-il dit en frottant mon gode contre ma hanche.

Je suis sortie de sous la couette pour essayer de récupérer le vibro, sans succès. Il a continué à me chatouiller sur la jambe, sous le pied, et j’avais beaucoup de difficulté à ne pas rire.

– Arrête !

– Certainement pas.

Je n’ai plus pu me retenir et j’ai éclaté de rire.

Comment en étais-je arrivée à me rouler dans mon lit avec Elec, un gode à la main, au beau milieu de la nuit ?

La première partie a été un calvaire à lire mais je me suis accrochée, persuadée qu’avec un bond dans le temps de sept années, les personnages allaient gagner en maturité, tout du moins Greta. Eh bien je m’étais trompée. Si Elec est devenu un homme beau et torturé, Greta elle, est restée aussi niaise que pendant son adolescence.

Les retrouvailles auraient pu être émouvantes et laisser la place à la construction d’une belle histoire mais tout va beaucoup trop vite à mon goût. On dirait que les années écoulées sont des semaines. Si Elec a réussit à se créer un semblant de vie, Greta vit dans le passé et à lire c’est ridicule.

L’histoire dans le fond n’est pas mauvaise mais Penelope Ward n’a pas su me convaincre avec sa manière d’écrire.

Vous vous en doutez, je n’ai pas du tout apprécié cette romance. J’ai eu l’impression de lire un roman New Adult avec des scènes très explicites pour l’âge des personnages. N’aimant pas du tout la littérature adolescente, ça explique très certainement ma déception. Mais tout de même, j’estime qu’une fille de 25 ans doit avoir un peu plus de maturité et de recul sur sa vie que Greta dans Step Brother.

Je vais conclure ma critique avec un dernier extrait qui n’a fait que renforcer mon désarroi à l’encontre de ce livre. Cet extrait se passe un jour ou deux après les retrouvailles.

J’ai envie de vous dire bonne lecture… ou pas. Tout est une question de point de vue bien entendu. Tout ne peut pas plaire à tout le monde et heureusement, ça serait bien triste.

Extrait du livre

 

« Je ne veux pas que tu dises une chose pour en faire un autre. Il ne nous reste pas beaucoup de temps ensemble. Je veux que tu me parles. Le soir de la veillée, tu as pris mon cou dans tes mains et j’ai eu l’impression, pendant quelques secondes, que tu ressentais la même chose qu’il y a sept ans. Mais Chelsea m’a raconté ce qui s’est passé quand vous êtes rentrés.
– Et qu’est-ce qu’elle t’a dit exactement ?
– Est-ce que tu pensais à moi ? Est-ce que c’est à cause de moi que tu n’as pas pu aller jusqu’au bout avec elle ?
Elec a eu l’air choqué que je sois au courant. Après tout, je ne comprenais pas non plus pourquoi Chelsea s’était confiée à moi.
Parce qu’elle me faisait confiance. Et elle avait tort.
Elec est resté silencieux, à me dévisager, et j’ai eu l’impression qu’il voulait dire quelque chose.
– Je veux que tu me dises la vérité, ai-je repris sur un ton ferme.
Il a soudain eu l’air en colère, comme s’il perdait toute trace de self-control.
– Tu veux la vérité ? Je baisais ma copine et je ne voyais que toi. C’est ça, la vérité, a-t-il craché en avançant vers moi. J’ai pris une douche, ce soir-là, et je n’ai réussi à jouir qu’en imaginant que j’éjaculais sur ta superbe gorge. Ça, c’est la vérité. »

 

Note de Marine

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