Le Pacte de Karina Halle

 

 

 

Linden, Stéphanie et James sont les trois meilleurs amis du monde.
Linden est en train de devenir pilote d’hélicoptère, Stéphanie a créé sa marque de vêtements et ouvre sa première boutique, et James possède un bar. Ils habitent San Francisco, ils sont jeunes, ils sont beaux et ont beaucoup d’amis et de projets.

Un soir réunis dans le bar de James, Stéphanie et Linden vont faire un pacte. S’ils n’ont pas de relations sérieuses à 30 ans, ils se marieront. Au début, c’était marrant et sympa, mais au fil des années et des relations instables qu’ils vivent chacun de leur côté, le pacte va prendre de plus en plus d’importance dans leur vie.

Pourront-ils préserver leur amitié ?

                 

  • Le Pacte de Karina Halle Machine-à-écrire-500
  • Parution en avril 2016
  • Editions Hugo Roman
  • 360 pages

 

 

 

Avis de Marine

Dès que j’ai lu le résumé de ce livre, j’ai immédiatement pensé au roman de David Nicholls, Un jour que j’ai adoré. Dans la même journée, j’ai lu et visionné le film. C’est pour vous dire à quel point j’étais sous le charme.

En commençant à lire Le Pacte, j’espérais que Karina Halle me procurerait le même plaisir que le livre de David Nicholls.

Si je n’ai pas boudé mon plaisir avec cette lecture, je dois avouer que la version « contemporaine » des meilleurs amis qui traversent les années sans s’avouer leur amour m’a un peu interpellée par moment. Mais avant de critiquer, parlons un peu de l’histoire.

James, Stéphanie et Layden forment un trio d’amis soudés. Lors d’une énième soirée arrosée passée au Lyons, le bar de James, Linden et Stéphanie vont conclure un pacte. Si pour leur trentième anniversaire ils ne vivent aucune relation amoureuse sérieuse, ils se marieront. Effets de l’alcool ou véritable promesse, le pacte est fait et rien ne pourra changer ça.

On suit la vie du trio sur une période de six années.

James est toujours propriétaire du Lyons et semble avoir du mal à accepter la relation fusionnelle qui lie Linden et Stéphanie. Linden lui est devenu pilote d’hélicoptère, au grand désarroi de sa riche famille qui avait d’autres ambitions pour son fils. Quant à Stéphanie, elle vit de sa passion pour la mode. Après avoir travaillé dans une boutique de mode, elle va enfin se jeter à l’eau et ouvrir son propre magasin avec le soutien indéfectible de Linden.

Les anniversaires passant, le trio va rester plus ou moins lié selon les vies menées par chacun. Le pacte continue à être dans les pensées de Linden et de Stéphanie mais il n’est que rarement évoqué. Quand c’est le cas, l’humour vient alléger l’air qui semble crépiter entre eux.

Des relations amoureuses plus ou moins sérieuses viendront occuper les vies de la petite bande. Mais la trentaine approchant les questionnements et les doutes se font de plus en plus fréquents.

J’ai beaucoup apprécié les personnages dépeints par Karina Halle. Je visualise sans mal James derrière son bar avec sa carrure impressionnante et ses multiples piercings. J’entends d’ici le petit accent écossais de Linden qui à coup sûr me ferait fondre. Son apparence de mec sûr de lui m’horripilerait certainement mais ça fait le charme du personnage. J’imagine Stéphanie et ses coiffures qui ne cessent de varier au fil des années. Karina Halle a fait d’elle une femme bien dans sa peau qui assume totalement sa sexualité mais pas son attirance pour son meilleur ami.

Le Pacte c’est une histoire d’amitié avant tout. L’auteur a parfaitement réussi à me faire ressentir les sentiments des personnages. J’ai souri, ri, pleuré, couiné, râlé… Toute une palette d’émotions.

Même si je me doutais que la fin serait heureuse, enfin je l’espérais, je n’ai pas pu reposer mon livre avant de l’avoir terminé pour être sûre que James et Linden allaient enfin se trouver. Enfin presque. La vie quotidienne se rappelait à moi, la vilaine. Je refusais de laisser ce trio sans savoir où ils allaient.

Vous l’aurez très certainement compris, j’ai adoré ce roman mais, et oui il y a un mais et un gros je n’arrive pas à comprendre pourquoi les auteurs de romance d’aujourd’hui se croient obligés d’employer un vocabulaire cru pour parler de sentiments sexuels ou des actes en eux même. Lire de la romance érotique ne me déplaît pas, bien au contraire mais je pense que le vocabulaire qu’il soit français ou anglais est bien assez fourni en mots pour ne pas aller chercher des termes vulgaires pour exprimer le désir et la passion. Beaucoup trop de romances tombent dans ce schéma et je trouve ça vraiment dommage, car ça fait baisser en qualité le roman à mes yeux.

Alors oui, j’ai pris énormément de plaisir à lire Le Pacte. Je lirais avec empressement le tome suivant, qui doit paraître dans les semaines à venir, qui est consacré au frère de Linden et à une amie de Stéphanie : Bram et Nicolas. Mais j’ose espérer que Karina Halle va adapter le vocabulaire au caractère des personnages. Je reconnais que même si les mots étaient crus et les scènes très explicites par moment, ça correspondait parfaitement au tempérament passionné des personnages de ce premier tome. Mais à forte dose, ça gâche grandement le plaisir…

Extrait du livre

 

« Je ne pense pas à James.
Je ne pense pas à Linden.
Enfin, j’essaie de ne pas penser à Linden. Mais quand, plus tard, je réalise qu’il a également concocté la playlist avec tous mes morceaux préférés (un maximum de Led Zeppelin), je ne peux plus m’empêcher.
Je n’arrête plus de penser à lui.
Je ne peux m’empêcher de penser à notre pacte. »

 

Note de Marine

4
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