La Scribe d’Antonio Garrido

 

 

 

Franconie, an 799, à la veille du sacre de Charlemagne. Fille d’un célèbre scribe byzantin, Theresa est apprentie parcheminière. Contrairement aux jeunes femmes de son âge, dont le rêve est de fonder une famille, elle n’aspire qu’à une chose : vivre parmi les livres. Mais un drame l’oblige à quitter sa ville et à se réfugier dans la cité abbatiale de Fulda. Là, elle devient la scribe du moine Alcuin d’York, véritable Sherlock Holmes en robe de bure. Alors que Theresa l’assiste dans ses enquêtes, elle découvre que, dans sa fuite, elle a emporté à son insu un précieux parchemin qui pourrait bien sceller l’avenir de la chrétienté… A travers les aventures de Theresa, jeune femme hors norme et attachante, La Scribe évoque une page décisive du christianisme au Moyen Age. Coups de théâtre, érudition et étonnants personnages fictifs ou réels sont les ingrédients de ce roman historique au rythme trépidant.

                 

  • La Scribe d’Antonio GarridoMachine-à-écrire-500
  • Parution en 2009
  • Editions Presses de La Cité
  • 500 pages

 

 

 

Avis de notre invitée Brigitte

La Scribe plonge le lecteur dans l’époque du règne de Charlemagne peu avant son sacre à Rome en 800. Ce roman est plein de rebondissements et d’aventures.

Il raconte une vie de femme hors du commun dans son temps et dans sa société. En effet, elle sait lire et écrire. A cette époque, c’était très rare si bien que cela lui permet de dépasser sa condition, inférieure, de femme. Grâce à son père qui lui a appris l’écriture dans les parchemins, elle s’impose même dans le monde des religieux.

De nombreux personnages entourent « la Scribe » sans pour autant que l’on se perde dans le récit. Au contraire, on découvre au fil des pages, un monde et une époque, le haut Moyen Age. L’auteur, historien lui-même, nous fait connaitre la vie quotidienne de ses personnages. Ses descriptions ne sont ni ennuyeuses, ni inutiles.

Sans avoir besoin de connaissances particulières, on se plonge avec délice …et horreur parfois, dans la vie de tous les jours d’une ville dominée par une cathédrale et une abbaye. Certains personnages ont existé et furent des puissants. En leur donnant souffle et vie, l’auteur nous fait connaitre aussi les gens simples dans leur vie de tous les jours.

Ces petits détails du quotidien m’ont rendu la lecture passionnante. Ils décrivent la dureté des temps, la fragilité de la vie. Les récits de repas sont tout à fait exotiques pour nous aujourd’hui. Les aventures de Thérésa sont une occasion de connaitre l’univers des hommes du Moyen Age.

Je recommande ce roman qui transporte ailleurs dans l’espace et dans le temps. On profite de ce récit vivant et d’une lecture aisée. Un véritable plaisir.

Extrait du livre

 

« Le jour n’était pas encore levé lorsque Thérésa quitta la taverne, tablettes de cire. Il gelait. Au premier coin de rue, elle s’emmitoufla dans le manteau que lui avait donné Alcuin pour se protéger de la bise mordante. Elle courut tout le long du chemin, craignant d’arriver en retard pour son premier jour de travail. Au monastère, à peine le portier l’eut-il reconnue qu’il lui ouvrit la porte. Puis, il l’accompagna à la résidence des dignitaires. Alcuin l’attendait près de l’entrée. »

 

Note de notre invitée Brigitte

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