Au fer rouge de Marin Ledun

 

 

 

Madrid, 11 mars 2004, dix bombes explosent dans des trains de banlieue. Rescapée, le lieutenant Emma Lefebvre entre en guerre contre le terrorisme. La découverte d’une valise contenant le cadavre d’un trafiquant de drogue espagnol, échouée sur une plage landaise, dix ans plus tard, ravive les vieilles blessures. Emma met bientôt au jour une véritable organisation mafieuse, avec à sa tête Javier Cruz, seigneur de l’antiterrorisme. Des rives du fleuve Nervión aux bas-fonds de Bayonne, des banlieues déshéritées de Madrid aux palaces de la côte basque, la géographie de la corruption n’a pas de frontières.

                 

  • Au fer rouge de Marin Ledun
    Machine-à-écrire-500
  • Parution en janvier 2015
  • Edition Ombres noires
  • 464 pages

 

 

 

Avis de Marine

Avec Au fer rouge, Marin Ledun nous livre un polar bien mené qui se passe sur les terres Espagnoles et Basques.

Tout va commencer avec une valisée échouée sur une plage des Landes. À l’intérieur, se trouve un corps bâillonné et ligoté. La dépouille est celle de Domingo Augusti. Un trafiquant de drogues bien connu des services de police mais qui est toujours passé entre les mailles du filet judiciaire.

Le lieutenant Simon Garnier est assigné à l’enquête. Ce qui n’est pas pour lui plaire. La dernière fois qu’il a vu Domingo Augusti, celui ci était en train de supplier pour sa libération avec deux de ses acolytes. Garnier aurait dû le revoir vivant dans une salle d’interrogatoire, pas mort échoué sur la plage.

Le responsable n’est autre que Javier Cruz : un flic ripoux. Certains lecteurs l’auraient connu intègre dans L’homme qui a vu l’homme ( roman paru en 2014 du même auteur), mais je n’ai fait sa connaissance qu’une fois la barrière de la légalité franchie.

Cruz a crée tout un réseau avec pour unique but : libérer le pays Basque des terroristes. Et pour se faire, il ne va pas lésiner sur les moyens mis à sa disposition grâce à l’appui des gros bonnets Français. Son machiavélisme a les rennes lâchés. Rien n’est impossible pour asseoir ses rêves d’éradication et d’argent facile.

Vont se joindre à l’enquête de Garnier, Emma Lefebvre, victime des attentats de Madrid, elle voue une haine sans nom à l’ETA ( terroristes Basques), qu’elle pense être responsable du carnage de Mars 2004 ainsi qu’Axel Meyer. Tout trois vont tenter de résoudre cette enquête complexe au sein de l’unité anti-terrorisme avec pour chacuns des objectifs cachés.

Bien d’autres personnages sont liés de près ou de loin à cette histoire politico-écolo : politiques, mafieux, écologistes… L’appel de l’argent fait tourner et tomber de nombreuses têtes.

Si Au fer rouge est un roman policier noir et bien ficelé, je n’ai pas pu entièrement l’apprécier à sa juste valeur. Le fait qu’il est pour dénominateurs communs avec L’homme qui a vu l’homme le personnage de Cruz et l’enquête sur Jokin Sasco, m’a un peu perdu, ne comprenant pas l’évolution du personnage et les rappel du dossier Sasco.

En bref, Marin Ledun est un auteur que je suis contente d’avoir découvert. Il semble avoir une parfaite maîtrise de son sujet. J’ai été emporté par cette histoire de terrorisme Basque et par les personnages finement travaillés. Les quelques flous ont certes légèrement entaché ma lecture, mais ils m’ont surtout donné envie d’en savoir plus en lisant L’homme qui a vu l’homme.

Je remercie Jean-Marc du site On l’a lu et les éditions J’ai lu pour leur confiance. Avec Au fer rouge, ils m’ont réconcilié avec les polars que je trouvais trop plats et peu entraînants.

Extrait du livre

 

« Jeudi 7 mars. Dans son bureau du commissariat de Bayonne, Meyer carburait à la caféine pour enrayer les effets dévastateurs d’une nuit blanche. Le téléphone de Maldjian sonnait occupé depuis vingt-quatre heures. Emma Lefebvre allait et venait, le front barré d’un pli soucieux. Simon Garnier était la définition même du courant d’air. Il ne restait jamais plus de cinq minutes dans la même pièce qu’eux. Il émanait de lui une odeur étrange de tabac froid, de sueur aigre et de « sauve-qui-peut ».
Vers 10 heures, Meyer téléphona à Marie-Line pour lui annoncer qu’il risquait de ne pas pouvoir rentrer ce week-end. Il tomba sur le répondeur. Il laissa un message bref qui se terminait par un coupable « Tu me manques, ma chérie ».
C’était la merde.
Mais c’était bigrement stimulant.
Sa petite enquête de plage – Oh, tiens, une valise contenant un cadavre au milieu des coquillages et des crustacés ! – prenait des allures d’opération Mur de l’Atlantique – Sortez l’artillerie lourde ! Le masque qui recouvrait le visage del señor Domingo Augusti se drapait de mystère et changeait d’aspect chaque minute. » »

 

Note de Marine

4
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