Néant de Mickaël Parisi

 

 

 

Marlon est un jeune homme aux pensées suicidaires et anarchistes. Afin de quitter ce quotidien et ce monde qui ne lui convient pas, il ne trouve rien de mieux à faire que de rejoindre une organisation secrète lui permettant de se faire passer pour mort auprès de la société. Après avoir assisté à son propre enterrement, Marlon devra effectuer plusieurs tâches pour son organisation afin d’obtenir une somme d’argent suffisante pour recommencer une nouvelle vie ailleurs. Mais tout ne se passera pas comme prévu. Le seul espoir pour Marlon de s’en sortir semble être un détective privé sociopathe, alcoolique, obsédé sexuel, atteint de la maladie de Diogène, dont le seul but est de gagner assez d’argent pour voyager à vie en Business Class. Comment Marlon va-t-il pouvoir s’en sortir sans laisser de plumes ?

                 

  • Néant de Mickaël Parisi Machine-à-écrire-500
  • Parution en décembre 2015
  • Auto Edité
  • 364 pages

 

 

 

Avis de Marine

Quand Mickaël Parisi, auteur auto-édité m’a proposé de lire son livre, Néant, je me suis empressée d’aller en savoir plus. Ce que j’ai pu en lire m’a intriguée. C’est donc avec plaisir que j’ai accepté de le lire et de donner mon avis en toute sincérité. Un grand merci à lui pour sa confiance.

Néant c’est une analyse du système dans lequel nous vivons. Une critique de notre société entièrement fondée sur l’apparence.

Mickaël Parisi n’y va pas par quatre chemins pour dépeindre la société esclavagiste d’aujourd’hui.

Malone subit sa vie. Inadapté social, agoraphobe, il écrit pour la rubrique nécrologique d’un journal. Ses journées s’égrainent au rythme des familles endeuillées qui veulent faire paraître l’avis de décès pour leur défunt. Ironique quand on sait que Malone voudrait quitter ce monde. Mais il n’a pas la force nécessaire pour faire ce qu’il faudrait.

Au bout du rouleau, il va rencontrer un charlatan psychiatre du nom de Sismen avec l’idée que celui ci pourrait l’aider à canaliser ses nerfs et soigner son agoraphobie. Peine perdue, ce médecin dont il n’a que le titre est comme les autres. Tout doit être dans le paraître. Faire partie du troupeau de moutons que forme la société devrait résoudre son mal-être.

Malone va finalement trouver le courage de quitter ce monde. Il va être le vivant parmi les morts. Le mort parmi les vivants. Il va intégrer la société secrète d’Antonio Jephté. Ce gros bonnet va rendre Malone inexistant pour la société, aucune soumission aux lois imposées par l’État ne lui sera imposée. Un contrat va le lier à Jephté.

L’arrangement est simple : reconstruction et vengeance sur la société sont deux des obligations auxquelles Malone doit répondre. La dernière est de participer à des missions aussi violentes que dangereuses.

Malone a voulu quitter ce monde infernal mais celui qu’il va intégrer est-il plus adapté à ses attentes ?

Mickaël Parisi a écrit un livre cru et violent. Néant fait réfléchir sur l’ère dans laquelle nous vivons.

Le style lexical est lourd. L’alternance de vocabulaire très familier voir vulgaire et de mots très complexes ont rendu ma lecture chaotique. Surtout en première partie de lecture. Par la suite, le langage trivial a pris l’ascendant.

En résumé, Néant est un livre brut et percutant. On ne sort pas indemne de ce genre de lecture. Ça passe ou ça casse. Pour moi, c’est passé avec quelques éclats. Une autre approche m’aurait mieux convenue. Mais je dois reconnaître que la réflexion finale n’aurait pas eu le même impact.

J’ai donc envie de dire, il faut ce qu’il faut pour réfléchir à certaines choses de la vie….

Extrait du livre

 

« – La seule chose que je désire Marion, c’est me faire rogner les couilles sous une température élevée. Des derches divers comme s’il en pleuvait. Et je ne dessoude pas du gueux à l’arme soviétique pour finir à crécher dans un backpack de merde. Le problème quand tu n’as pas d’argent, c’est que tu n’as pas de place pour tes pieds dans l’avion, que tu es mélangé aux abrutis de la classe économique. Les femmes ne te calculent pas en discothèque. Les gens ne te respectent pas en général. On ne recherche pas que l’argent, mais également le respect. Le jour où je serais respecté, je ferais des économies en armes à feux. Mais sache une chose, ma petite : je ne suis pas envieux du fusil du voisin ! J’aime l’argent mais dans une certaine proportion : je ne vais pas lécher le cul d’un connard juste parce qu’il a une Rolex et un costard à 5000 boules. Certains ont du respect pour un type comme ça. D’autres, de la haine et de la jalousie. Moi je ne marche pas comme ça, petit. Je le BRAQUE ! Comme ça, ça t’apprend à rester à ta place, ça t’apprend que le verbe être DOIT vaincre le verbe avoir. Le retourner et l’enculer à sec. Mais bordel mec, qui sont tous ces gens ?

Il finit sa flasque et afficha un profond désarroi. Je sentais qu’il pouvait péter un câble s’il n’avait pas immédiatement sa cigarette. La pluie se mettait à franchement tambouriner. »

 

Note de Marine

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