Chroniques de Pemberley de Marie-Laure Sébire

 

 

 

En refermant le livre ou quand se termine le film « Orgueil et Préjugés » on se demande: “Et après? » Jane Austen laissa en germe mille conflits, mille aventures dans une Angleterre en pleine mutation et dans un monde où les distances s’amenuisent au fil des années. Tout en respectant les personnages magistralement décrits par la grande dame de la littérature anglaise et même si vous n’avez pas lu son livre, l’auteur vous emmènera à Pemberley, la merveilleuse maison des Darcy où naquit une histoire d’amour qui passionna des générations.

Vous verrez comment les difficultés mal enfouies se surmontent… ou non et comment les membres des générations futures seront tantôt acteurs de cette nouvelle ère qui s’ouvre à eux, tantôt victimes d’une société qui voit menacé son mode de vie ancestral.

                 

  • Chroniques de Pemberley de Marie-Laure SébireMachine-à-écrire-500
  • Parution en septembre 2015
  • Editions Chiado
  • 558 pages

 

 

 

Avis de Camille

Avant tout je tiens à remercier les éditions Chiado pour leur confiance.

Oh la la ! Mais dans quel exercice s’est lancée Marie-Laure Sébire ?! Écrire la suite d’un monument tel qu’Orgueil et Préjugés ! Mon livre préféré !!

Bien sûr, il existe déjà des suites du fameux roman de Jane Austen, mais toujours dans des styles vraiment différents. Je pense à La Mort s’invite à Pemberley de P.D. James qui est plutôt un polar, ou encore Le Journal de Mr Darcy d’Amanda Grange dont le point de vue est centré sur Darcy.

C’est donc avec BEAUCOUP d’appréhension, voire même un peu de stress que j’ai démarré ma lecture.

On retrouve donc les personnages d’Orgueil et Préjugés là où Jane Austen les a laissés à la fin de son roman : Elizabeth et Darcy sont mariés, Jane et Bingley également, Lydia est à Newcastle etc.

Les premiers chapitres resituent parfaitement le contexte et j’ai immédiatement adoré !!

Ces premières pages m’ont donné l’impression que Marie-Laure Sébire « prenait en charge » les personnages de telle façon que tout ce qui leur arrive, de bon ou de mauvais, est parfaitement assumé. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle n’est pas toujours tendre avec eux !

Le point central est l’amour qui unit Elizabeth et son mari. C’est à travers eux et leurs descendants que l’on se balade dans l’Angleterre du XIXème siècle. On suit leurs enfants et leurs petits-enfants dans un monde en constante évolution.

Les personnages jeunes ou âgés s’adaptent plus ou moins bien à ce monde qui change. Certains sont forcés de contraindre leur nature pour pouvoir trouver leur place. C’est un aspect que j’ai beaucoup apprécié dans ma lecture.

L’histoire se déroulant sur plusieurs générations et j’ai trouvé que parfois elle n’était pas assez approfondie. J’aurais aimé être un peu plus dans la tête et dans le coeur de certains personnages autres que Darcy et Elizabeth. J’aurais voulu connaitre plus de détails de la création d’une ou deux histoires d’amour parmi toutes celles auxquelles on assiste. Un peu plus à la façon que celle de Darcy et Elizabeth. C’est sûrement ce qui explique que ce roman frôle le coup de cœur mais n’en est pas un.

Les clins d’œil au livre de Jane Austen sont nombreux mais toujours subtils et agréables.

Par ailleurs j’ai particulièrement apprécié le fait qu’au début (mon imagination n’ayant pas poussé aussi loin que ce que Marie-Laure Sébire a fait), il arrive aux personnages exactement ce que j’avais imaginé pour eux !

En conclusion ce livre est une belle réussite pour un projet aussi ambitieux. Je suis sortie de ma lecture enchantée car la magie d’Orgueil et Préjugés a opéré à nouveau, avec moins de puissance mais elle a opéré quand même. Avec une mention spéciale pour le dernier chapitre particulièrement émouvant.

Je ne pourrais que conseiller de lire Orgueil et Préjugés avant, pour prendre toute la mesure du régal que constitue cette suite.

Extrait du livre

 

« L’amour partagé n’est pas toujours une garantie de bonheur et tout le monde ne peut comme nous, se marier par amour. Je dirais même que, en Angleterre et dans notre bonne société, c’est assez rare. « 

 

Note de Camille

 5
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