Hard Boy de Helena Hunting

 

 

 

Avec un célèbre joueur de hockey pour demi-frère, Violet connaît bien la réputation sulfureuse de ses camarades de jeu. Notamment du capitaine de l’équipe, le légendaire Alex Waters qui fait rêver toutes les filles. Mais un jour, la jeune femme découvre qu’Alex n’a rien du simple sportif écervelé, qu’il sait aussi se montrer intelligent et subtil. Complètement sous le charme, elle passe une nuit avec Alex qui se révèle très doué dans le maniement de tous les styles de bâtons… Violet pense que cette nuit magique n’était justement que cela : une nuit. Elle se trompe. Il est impossible de ne pas s’attacher à quelqu’un comme Alex. Le problème c’est que les médias décortiquent la vie du joueur vedette et Violet n’a pas du tout envie de se retrouver sous le feu des projecteurs…

                 

  • Hard Boy de Helena HuntingMachine-à-écrire-500
  • Parution en janvier 2016
  • City Editions
  • 410 pages

 

 

 

Avis de Marine

Entre la romance et moi, c’est une grande histoire d’amour. Les romances sont mes livres doudous.

Quand j’ai vu passer Hard Boy sur la blogosphère et que j’ai lu les nombreuses critiques positives, j’ai eu envie de rajouter une nouvelle romance à ma bibliothèque. Et puis le résumé et la couverture plus qu’alléchante ont fait que je n’ai pas tarder à me procurer le livre d’Helena Hunting.

Mal m’en a pris…

Les 17% que j’ai lu ont été une horreur. Je me suis forcée mais le blocage n’était pas loin. Culpabilisée et résignée, j’ai abandonné ma lecture. Lire est synonyme de plaisir pas de martyr.

Je ne peux donc pas critiquer ce livre dans son intégralité mais je vais en quelques mots et extraits vous parler de mon calvaire.

Tout commence sur cette scène pour le moins originale.

On est jeudi matin, il est 6 h 51 et un orgasme de folie s’apprête à me submerger. Ah, toutes les femmes devraient prendre exemple sur les hommes ! Certes, je n’ai pas les mêmes caractéristiques physiques que ces messieurs – pas de gaule du matin, par exemple –, mais cela n’empêche que j’ai besoin de satisfaire mes besoins personnels avant d’aller prendre ma douche. Ma journée se passe toujours mieux quand je prends un pied d’enfer dès le réveil.

Me voilà donc à deux doigts de basculer dans l’extase. Toutes mes terminaisons nerveuses s’enflamment délicieusement. Mes muscles sont tendus, mes doigts vont et viennent à un rythme frénétique, mon vibromasseur – Dieu bénisse son inventeur – martèle le point le plus sensible de mon corps et tout va bientôt devenir d’un blanc merveilleux.

Mais voici que la voix stridente de ma mère interrompt brusquement la magie de cet instant orgasmique, ruinant ma séance matinale de plaisir solitaire. Elle a dû se servir de sa clé pour ouvrir la porte, comme d’habitude.

Je suis ravie de savoir que Violet, dont je viens seulement de faire la connaissance, a besoin de son petit plaisir matinal. Je suis pour la liberté de la femme pour tout ce que ça implique mais j’attends d’une romance qu’elle me fasse rêver, qu’elle fasse chavirer mon cœur, qu’elle me fasse couiner de plaisir et plus devant les bellâtres et bien plus encore.

Mais quand dès la première page je tombe sur ce genre de scène, je me crispe légèrement. Mais je n’allais tout de même pas m’arrêter de lire pour si peu, j’ai donc poursuivi ma lecture.

La rencontre entre Alex, hockeyeur et Violet ne tarde pas à arriver.

Alex est sur la glace pour jouer un match. Une bagarre éclate et il se retrouve littéralement plaqué contre une vitre en plexiglas, Violet ne trouve rien de mieux à faire que de serrer l’un de ses seins dans sa main à la vue de ce bel homme.

Comprenez un peu mon désarroi à ce moment là… Je veux bien que la femme soit libérée mais un peu de tenue s’il vous plaît. Mon côté fleur bleue souffre.

En lectrice remplie d’espoirs, je décide de poursuivre encore une fois ma lecture mais avec les mains de plus en plus crispées sur mon livre.

L’équipe gagnante est celle d’Alex et de Buck (le demi-frère de Violet) qui je tiens à le préciser est une pute selon les dires de la jeune femme, doté d’un micro-pénis et est très poilu.

Me voilà bien avancée.

Lors de la soirée organisée pour fêter la victoire de l’équipe, Violet va recroiser la route d’Alex. C’est en le voyant boire un verre de lait qu’elle va le reconnaître. C’est le mannequin qui a fait une pub pour une marque lait et qui lui a aussi servi de support pour sa petite séance de masturbation.

Je cite:

— Salut, je m’appelle Alex.

Il me sourit de ses belles dents blanches. Qui sont probablement fausses. Son regard est à tomber, en revanche, bien qu’il ait un début d’œil au beurre noir. Je fais de gros efforts pour ne pas le regarder en face, craignant d’être séduite par sa beauté sauvage.

— Violet, réponds-je.

— J’ignorais que Butterson avait une sœur.

Même sa voix me paraît familière. Elle est profonde et douce comme du satin. Waters boit une gorgée de lait, puis s’essuie rapidement la lèvre. C’est alors que je le reconnais : le mec de la pub pour le lait. Et dire que je me suis branlée en pensant à lui ! Plus embarrassée que jamais, je prononce malgré moi une phrase totalement insensée.

Vous devez vous en douter, arrivée à ce faible stade de ma lecture, je commençais vraiment à me demander si ce n’était pas un gag. Sortez la caméra cachée que l’on rigole un bon coup. Car je dois avouer que là j’ai plutôt eu envie de pleurer.

Mon envie de couper court à cette horreur littéraire prenait de plus en plus d’ampleur mais ma culpabilité a pris le dessus. J’ai donc poursuivi ma lecture et j’ai assisté au rapprochement de Violet d’Alex.

Et quel rapprochement. Pour l’occasion, Violet porte un pyjama Spiderman beaucoup trop petit pour elle. Tellement étroit que quand elle se penche, Alex a une vue plongeante sur la moitié de ses fesses dénudées.

Que c’est glamour… J’en suis tout émoustillée. (Comprenez l’ironie dans ma phrase !)

Mais avant ça, j’ai appris qu’un vagin ou une chatte comme l’appelle Violet se dit castor en Québécois. Quel humour dites donc.

Attention, on rentre dans le vif du sujet. Fermez les rideaux, sortez le pop-corn et installez vous confortablement, la première véritable scène d’amour commence.

Un petit medley des meilleures répliques pour vous donner envie de lire ce chef d’œuvre.

Dès qu’il atteint mes seins, ses pouces effleurent mes tétons. Je gémis comme une fille perdue. Vraiment, on dirait le geignement étrange d’une star du porno. J’ai tellement honte que mon visage et ma poitrine s’empourprent.

À présent, nous sommes tous deux torse nu. Alex regarde fixement ma poitrine. Ce n’est pas un coup d’œil furtif. Il la contemple ouvertement. Ensuite, il prend mes seins dans ses mains, qui sont énormes – ses mains, pas mes seins ; ceux-ci sont de taille moyenne –, puis il les fait légèrement rebondir sur ses paumes.

On dirait un gamin qui vient de découvrir que la gelée tremblote quand on la remue.

— Je t’avais bien dit qu’ils étaient pas mal pour des vrais.

Sa façon de regarder ma poitrine m’intimide tellement que je n’ai pu m’empêcher de lâcher ce commentaire tout à fait déplacé.

— En effet. Ils sont tellement moelleux, murmure-t-il en les serrant. Et fermes.

Je vous laisse imaginer mon état à ce moment de ma lecture.

Un petit dernier pour la route et on va arrêter le massacre.

Laissez-moi d’abord vous décrire le paysage : pas de coupe afro style seventies, mais ses poils proprement taillés sont plus longs que ceux de mon castor – qui arbore une coupe à l’iroquoise. Je sais que certains mecs espèrent faire paraître leur queue plus longue de cette façon. Cependant, je suis certaine qu’il ne s’agit pas ici d’une illusion d’optique. Son sexe est énorme.

Parfois, les hommes prétendent que leur sexe est plus long que la moyenne pour se donner l’air viril. À les écouter, il n’en existe pas de plus gigantesque. Mais celle-ci bat tous les records. Alex Waters a une queue monumentale.

Bon, bon, bon, je crois que vous l’aurez compris. Ces quelques pages lues ont été une véritable horreur pour mes yeux et mon esprit. Je ne réitérerais certainement jamais l’expérience avec les écrits d’Helena Hunting. Je suis vaccinée à vie.

La note attribuée à ma lecture ne compte bien sûr que pour les 17% de masochisme que je me suis imposée.

Bonne lecture à vous !

Extrait du livre

 

« Il y a longtemps qu’on ne m’a pas fait du bouche-à-chatte . »

 

Note de Marine

 5
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