Les mille et une gaffes de l’ange gardien Ariel Auvinen d’Arto Paasilinna

 

 

 

On l’ignore, mais chaque année, dans l’église de Kerimäki en Finlande, a lieu un séminaire de formation des anges gardiens. Cinq cents d’entre eux y sont réunis et, en moins d’une semaine, l’ange Gabriel et ses assistants ont la lourde tâche de leur apprendre à protéger un mortel et à le guider sur le droit chemin. Parmi les célestes apprentis se trouve Ariel Auvinen, ange aussi zélé que maladroit.
Après sa formation théorique, Ariel est passé aux exercices pratiques. Pas très concluant : après avoir guidé sa protégée, une vieille dame un peu bigote, vers le bar local où elle s’est consciencieusement saoulée, il s’est essayé aux acrobaties aériennes, mais avec des ailes de dix mètres d’envergure ce n’est pas gagné ! On lui confie toutefois un mortel : Aaro Korhonen, homme en tous points respectable et capable de s’occuper seul de ses affaires.
Même un ange aussi maladroit qu’Ariel Auvinen ne parviendra sans doute pas à semer la pagaille dans sa vie, et encore moins à l’exposer aux tentations du démon. C’est du moins ce que croit l’ange Gabriel.

                 

  • Les mille et une gaffes de l’ange gardien Ariel Auvinen d’Arto PaasilinnaMachine-à-écrire-500
  • Parution avril 2014
  • Editions Denoël
  • 209 pages

 

 

 

Avis de Camille

Quels régals ces livres d’Arto Paasilinna !

Bien sûr il faut avoir un esprit suffisamment souple pour accepter qu’il puisse exister un « ciel des chrétiens » à Kerimäki en Finlande, que c’est dans cet endroit que les hommes au bon cœur récemment décédés sont envoyés pour suivre un formation d’ange gardien sous les ordres de l’Ange Gabriel. Il faut aussi pouvoir croire que presque chaque être humain a un ange gardien attitré au dessus de sa tête. Littéralement au dessus de sa tête !

On suit l’histoire d’Aaro Korhonen et de son ange gardien Ariel Auvinen.

Tout se passe bien dans la vie d’Aaro, il vient d’acheter un salon de thé, un appartement et il a rencontré une jeune femme tout à fait charmante. Jusqu’au jour où Ariel Auvinen, qui vient de terminer sa formation d’ange gardien, se voit attribuer la protection d’Aaro.

A partir de ce moment là, Ariel voulant toujours bien faire enchaine les boulettes et la vie d’Aaro se complique sensiblement.

On assiste donc à une multitude de situations plus rocambolesques et absurdes les unes que les autres. Elles sont toujours traitées avec légèreté, humour et un certain décalage. Elles sont à la fois incroyables mais en même temps réalistes : toute pourrait se produire pour de vrai dans la « vraie » vie.

Bref Arto Paasilinna nous emporte encore une fois dans son univers complétement dingue.

Les personnages sont attachants. J’ai adoré le personnage d’Ariel autant qu’il m’a exaspéré et celui d’Aaro encaisse les coups sans se plaindre.

Le livre se lit très rapidement, d’autant qu’il n’est pas épais. Je ne me suis pas ennuyée une seconde, les chapitres sont raisonnables en taille et découpent parfaitement le récit. De plus, j’ai beaucoup aimé que les chapitres aient un titre, ce qui n’est pas courant et plutôt amusant. Cela permet d’avoir un avant goût de ce qui nous attend.

En conclusion, je dirais que pour moi Arto Paasilinna est le maître du comique absurde et je dévore chacun de ses livres (avec une mention spéciale pour Le Lièvre de Vatanen). Les milles et une gaffes de l’ange gardien Ariel Auvinen n’échappe pas à la règle et il me tarde de sortir un autre de ses livres de ma PAL.

Extrait du livre

 

« Parmi les techniques les plus utiles, mais aussi les plus exigeantes, figurait l’art d’orienter discrètement les pensées des gens et, par ce biais, d’agir sur leurs actes. Les anges pouvaient ainsi, dans une certaine mesure, influer sur le comportement de leurs protégés. La théorie était aussi mise en pratique. Le sacristain, le maître de chapelle et même le pasteur de l’église de Kerimäki servaient de cobayes, car ils étaient en général toujours sur place. On leur faisaient faire différentes choses, dont certaines auxquelles ils n’auraient jamais pensé d’eux-mêmes. Le maître de chapelle fut ainsi poussé, par exemple, à fredonner des chansons paillardes, et le sacristain à faire la quête sur le parvis auprès des passants, alors que c’était un jour de semaine et qu’aucun office religieux n’était au programme. »

 

Note de Camille

4
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