[LC] Gatsby le Magnifique de F. Scott Fitzgerald

 

 

 

 

Dans le Long Island des années vingt, la fête est bruyante et la boisson abondante. Surtout chez Jay Gatsby. Aventurier au passé obscur, artiste remarquable par sa capacité à se créer un personnage de toute pièce, Gatsby, figure solaire par son rayonnement, lunaire par le mystère qu’il génère, est réputé pour les soirées qu’il donne dans sa somptueuse propriété. L’opulence, de même que la superficialité des conversations et des relations humaines, semblent ne pas y avoir de limites. C’est pourquoi l’illusion ne peut être qu’éphémère.

Parmi les invités de cet hôte étrange se trouve Nick Carraway, observateur lucide qui seul parvient à déceler une certaine grandeur chez Gatsby, incarnation de multiples promesses avortées. Ce roman visuel qui se décline dans des tons d’or, de cuivre et d’azur, s’impose également comme la chronique d’une certaine époque vouée, telle la fête qui porte en elle son lendemain, à n’être magnifique que le temps d’un air de jazz.


Gatsby

L’avis de Camille

Guillaume Musso est un auteur que j’ai découvert plutôt récemment (sur les conseils de Marine) et je n’ai pas résisté à découvrir son nouveau roman.
Cette fois-ci l’auteur nous embarque dans une enquête à la recherche d’Anna,
la fiancée de Raphaël qui a disparue suite à une violente dispute. Raphaël aidé de son voisin et ami Marc, un ancien flic, va partir à la recherche de sa bien-aimée.
Rapidement il va comprendre que le passé de la jeune fille n’est pas celui
qu’elle voudrait lui faire croire…
Comme d’habitude, il faut toujours attendre le dénouement final pour avoir
tous les éléments de l’histoire. Le suspens est présent du début à la fin, avec des pics à la fin des chapitres et c’est ce que j’adore dans ce type de livres.
Dans celui-ci par contre, il y a énormément de personnages qui interviennent
et qui apportent des indices. J’avoue avoir eu du mal à m’y retrouver parfois…
Certaines parties de l’enquête me semblent floues tellement d’un côté l’histoire est (trop ?) complexe et d’un autre les éléments clés sont découverts presque sans difficulté par les personnages. Je crois que j’aurais aimé qu’ils échouent un peu de temps en temps pour que déterrer un passé ne soit pas aussi simple.Malgré ces petits bémols l’histoire est prenante et il est difficile de lâcher le livre.

Bref Musso reste Musso, l’écriture est fluide et l’intrigue est digne d’un fais divers ahurissant. J’ai beaucoup apprécié ce livre mais… ce n’est pas le meilleur à mon goût.


L’avis de Marine

Cette année, j’ai eu l’immense plaisir d’aller au salon Quais du Polar à Lyon, où j’ai pu entrapercevoir Guillaume Musso. A défaut d’avoir une dédicace, je me suis offert son dernier livre.
Guillaume Musso est un auteur que j’apprécie tout particulièrement. Découvert il y a quelques années, j’ai lu tous ses romans ou presque. Certains parlent d’un manque d’originalité dans ses romans mais moi je trouve au contraire qu’il arrive à se renouveler à chaque fois, ce qui n’est pas une mince affaire quand on a un certain nombre de livres publiés à son actif.
Cette année, Musso a encore réussi à me charmer avec un roman au titre enjôleur et à la couverture captivante. Le résumé de la fille de Brooklyn lu, j’étais déjà retombée sous le charme. Une fois en ma possession, il n’a pas traîné (trop) longtemps dans ma pile à lire et encore moins entre mes mains. C’est l’effet Musso : Une fois un de ses livres commencé, il est impossible de le reposer.
Connu pour ses histoires où le réel est ponctué d’une légère touche de surnaturel, avec La fille de Brooklyn, l’auteur a fait le choix de rester ancré à la réalité et de faire courir le lecteur page après page pour résoudre une affaire non classée.
C’est sur la côté d’Azur, loin des préparatifs de leur mariage et du tumulte parisien, qu’Anna, interne en médecine et Raphaël, romancier, sont venus passer quelques jours de vacances. C’est autour d’un diner et de la musique des grillons que la vie du couple va basculer.
Raphaël chercher à percer le mystère qui semble entourer sa fiancée. Il ne s’attendait pas à une réponse. Et encore moins à ce qu’Anna lui montre une photo pour illustrer son secret. Cette image va faire resurgir les démons du passé et va plonger Raphaël dans une histoire qui aurait pu figurer dans un ses romans.
L’écriture de Guillaume Musso est toujours aussi efficace et prenante. Dès la première page, je me suis retrouvée happée par l’intrigue qui encore une fois m’a fait voyager. Les descriptions dont cet auteur a le secret me transportent auprès des personnages et me font vivre en même temps qu’eux l’histoire qui leur a été réservé. C’est une des choses qui fait que j’apprécie énormément cet auteur.
La révélation du secret d’Anna n’est que la pointe de l’iceberg. De nombreuses ramifications y sont reliées. Musso m’a baladée de tout côté et ne m’a laissée aucune chance de résoudre le mystère qui entoure l’intrigue. La fille de Brooklyn est un roman policier digne d’un épisode de la série Cold Case. Raphaël et son voisin et ami Marc, ancien flic de la BRB, démêlent le nœud qui emprisonne la vérité – le dénouement-.
Si j’ai pris énormément de plaisir à lire La fille de Brooklyn, je n’ai pas retrouvé le plaisir que d’autres titres de Guillaume Musso m’ont procurés. Je me suis habituée au retournement de situation, aux fins spectaculaires et là je suis restée un peu sur ma faim.
Le dénouement de l’histoire, si il reste surprenant et parfaitement amené, ne m’a pas surprise outre mesure. Peut-être parce que j’ai pris l’habitude que la touche surnaturelle trouve une explication rationnelle et parfaitement crédible à la fin des romans de Musso. La fille de Brooklyn étant réaliste de bout en bout n’a pas pu me couper le souffle ni m’estomaquer comme d’autres romans ont pu le faire.
Cette légère déception mise à part, Guillaume Musso signe un roman dont lui seul à le secret. La fille de Brooklyn est un polar savamment orchestré qui maintient son lecteur en haleine de la première à la dernière page.

 

Extrait du livre

« La grande baie vitrée encadrée de rideaux était ouverte. J’écartai les pans de tissu qui battaient au vent pour revenir sur la terrasse. À nouveau, je criai ton prénom dans le vide. Je composai ton numéro de portable, mais mon appel demeura sans réponse.Je m’agenouillai et me pris la tête entre les mains. Où étais-tu ? Que s’était-il passé pendant les vingt minutes qu’avait duré mon absence ? Quelle boîte de Pandore venais-je d’ouvrir en remuant le passé ?J’ai fermé les yeux et j’ai revu quelques bribes de notre vie commune.
Six mois de bonheur qui, je le devinai, venaient de s’envoler pour
toujours. Des promesses d’avenir, de famille, de bébé qui ne se
réaliseraient jamais. »

 

Notes de Camille et Marine

4

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