Enfant terrible de John Niven

Los Angeles, 2013. Si Kennedy Marr possède de nombreux talents – pour l’écriture, pour l’ivresse, pour la pornographie –, il y a un domaine dans lequel il frôle le génie : celui d’ignorer tout ce qui le dérange. Son éditeur, par exemple, qui attend depuis des années son nouveau roman ; son redressement fiscal, qui porte sur près de 1 million de dollars ; ou encore sa mère, gravement malade en Europe. À force d’ignorer les réalités pour s’abandonner à ses seuls plaisirs, il est aujourd’hui dans l’impasse. Seul un miracle pourrait le sauver de la faillite financière et spirituelle. Et ce miracle a lieu.

Contre toute attente, Kennedy reçoit en effet un prix littéraire richement doté pour l’ensemble de son œuvre. Seule contrepartie : il doit s’engager à enseigner un semestre dans l’université anglaise où son ex-femme est professeur, et près de laquelle vit sa fille qu’il connaît à peine. Enfant terrible, enfant gâté, consommateur impénitent, Kennedy sera-t-il capable d’assumer les renoncements que la maturité exige ? Ou bien l’enfer restera-t-il jusqu’au bout plus séduisant ?

terrible
Avis de Marine
Enfant terrible prenait la poussière depuis de longs mois dans ma WL. C’est Stéphanie qui m’a donné envie de lire ce livre. Lors d’une virée dans une nouvelle médiathèque, je suis tombée dessus. Je n’ai pas hésité une seconde avant de l’emprunter. Depuis le temps que je voulais le lire et me faire mon propre avis…

Kennedy Marr, personnage principal et narrateur d’Enfant Terrible est un écrivain quarantenaire de talent.

Jusque ici tout va bien… Sauf si je vous cite ses talents:

Talent n°1 : L’alcoolisme.

Cet homme a une de ces descente ! Et vous pouvez me croire, qu’avec tout l’entraînement qu’il s’impose, Kennedy ne risque pas de perdre la main.

Talent n°2 : La pornographie.

J’ai longuement hésité avant de placer cette aptitude de génie en seconde position. Mais avec le recul, dans les 320 pages qu’ont duré mon calvaire, il boit plus que ce qu’il ne pratique ce «sport».

Et enfin, la troisième position est décernée à …

Talent n°3 : Ignorer tout ce qui le dérange.

Encore une fois, j’aurais pu mettre ce talent sur la première marche du podium mais je dois reconnaître que dans les dernières pages, Kennedy a eu un sursaut de conscience.

Vous l’aurez compris, Kennedy Marr vit une vie de pacha. Ses journées (et ses soirées) sont remplies par des séances intensives de sexe, sous toutes ses formes et par des apéros à toute heure du jour ou de la nuit avec sa propre personne ou avec qui voudra bien lui offrir un verre.

Petite ombre au tableau, la vie réelle et ses tracas essaient parfois de se rappeler au bon souvenir de notre quarantenaire mais le roi de l’ignorance ne s’en encombre pas.

Pourquoi s’intéresser à sa mère pour qui la vie ne tient plus qu’à un fil ? Son frère Patrick est là pour s’en occuper. Après tout, il aime ça, prendre soin des autres, c’est son métier. Il est travailleur social.

Pourquoi écouter les réclamations de son éditeur ? Il a du retard sur son prochain bouquin. Et alors ! Son boulot au cinéma et l’adaptation d’un de ses livres lui rapportent bien assez…

Enfin ça, c’est ce qu’il croit car sa folie des grandeurs et sa crise d’adolescence extrêmement longue ont creusé un gouffre sur son compte en banque. Et pas que.. Sa vie ressemble elle aussi à un puits sans fond.

Les miracles existent (j’aimerais bien voir ça) et Kennedy va en avoir la preuve. Il va se voir attribuer un prix littéraire avec à la clé, une importante somme d’argent qui pourra lui enlever une sacrée épine du pied. Enfin surtout à son agent, à son banquier et à toutes les personnes concernées de près ou de loin…

Mais pour pouvoir bénéficier de cette coquette somme, l’écrivain va devoir enseigner dans une petite université d’Angleterre. Celle où son son ex-femme et accessoirement mère de sa fille, enseigne également.

On pourrait se dire qu’à partir de ce moment là, le livre allait prendre un virage bien serré et remettre Kennedy sur les rails. Et bien pas du tout…

Les pages se tournent et se ressemblent.

Quelques pensées du narrateur laissent penser qu’il pourrait enfin prendre conscience des choses mais non… Il va falloir attendre les dernières pages pour entrapercevoir un semblant de mieux.

Mais même là, je n’ai pas du tout été emballée. Je dois même reconnaître que mes yeux avaient tendances à vouloir lire une ligne sur deux…

Après des heures de labeur, je suis venue à bout de ce livre et vous pouvez me croire, j’ai crié VICTOIRE.

Si je devais résumer ce livre et son personnage principal en un mot, je dirais: Insipide.

Vous l’aurez compris, je ne conseille vraiment pas ce livre. Sauf si vous aimez les quarantenaires alcooliques, « quetards » et gamins qui ne semblent pas vouloir sortir la tête de l’eau.

 

Extrait du livre

« Comment dire au Dr Brendle qu’il s’était rendu coupable de crimes mortels envers l’amour et qu’il savait que celui-ci l’attendrait au tournant, le jour du jugement dernier ? Que sa dette envers l’amour aurait explosé au moment où il aurait le plus besoin de ses services et qu’il n’aurait de toute façon, lui, plus rien à offrir ? D’autant que l’amour serait un créancier impitoyable. Conclusion : il ne lui restait plus qu’à ouvrir sa bouteille de whisky. »

 

Note de Marine

1.png
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s