Une Putain d’Histoire de Bernard Minier

 

 

 

Une île boisée au large de Seattle…

« Au commencement est la peur. La peur de se noyer. La peur des autres, ceux qui me détestent, ceux qui veulent ma peau. Autant vous le dire tout de suite : Ce n’est pas une histoire banale. Ça non. c’est une putain d’histoire. Ouais, une putain d’histoire…  »

minier

 

Avis de Camille

Cette « Putain d’Histoire » se passe sur une petite île au large de Seattle. D’entrée il fait froid et sombre. Henry vit sur cette île depuis quelques années avec ses deux mamans. C’est un lycéen « normal » : une petite amie, une bande de copain, des rivaux.Tout bascule lorsque sa petite amie Naomi disparaît un soir sur le ferry en rentrant du lycée. Elle est retrouvée morte quelques heures plus tard sur une plage.

Henry qui est le narrateur de l’histoire. On vit donc avec lui les interrogatoires qu’il subit en tant que petit ami/suspect/témoin, on suit l’enquête de la police et celle d’Henry et de ses amis en parallèle.

En alternance de chapitres, on fait la connaissance de Grant Augustine, un riche homme d’affaire qui se lance en politique. Quel est le lien parmi tous ces gens ?

L’enquête fait son chemin, l’histoire avance.

C’est assez difficile d’écrire sur ce roman par peur d’en dévoiler trop, notamment à cause de la fin que je n’ai pas vu venir. D’ailleurs j’espère qu’aucun lecteur de ce livre ne voit pas la fin venir sinon c’est déception et ennui à la clef…

J’ai été embarquée dans cette histoire sans même m’en rendre compte. La finesse de l’écriture m’a permis de ne pas trop m’attacher à aucun personnage. C’est d’autant mieux que chaque personnage porte avec lui sa part de mystère et donc de potentielle déception.

Parfois, il y a des longueurs dans le récit mais elles sont compensées par l’univers sombre, humide et froid planté dès les premières lignes.

En conclusion ce roman est encore une belle réussite de Bernard Minier qui mène les lecteurs en bateau sans scrupule.

On peut dire que la promesse est tenue, c’est une putain d’histoire !

 
Extrait du livre

« Une pluie lourde continuait de noyer le monde de l’autre côté de la fenêtre. Il n’y avait que dans mes rêves qu’il ne pleuvait pas. Et il n’y avait que là qu’elle était vivante. « 

 

Note de Camille

  4

 

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