Rêves oubliés de Léonor de Récondo

 

Quand il arrive à Irùn où il espère rejoindre sa famille, Aïta trouve la maison vide. Le gâteau de riz abandonné révèle un départ précipité. En ce mois d’août 1936, le Pays basque espagnol risque de tomber entre les mains des franquistes. Aïta sait que ses beaux-frères sont des activistes. Informé par une voisine, il parvient à retrouver les siens à Hendaye. Ama, leurs trois fils, les grands-parents et les oncles ont trouvé refuge dans une maison amie. Aucun d’eux ne sait encore qu’ils ne reviendront pas en Espagne. Être ensemble, c’est tout ce qui compte.

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Avis de Camille

Rêves oubliés est l’histoire d’une famille obligée de fuir la guerre civile qui fait rage en Espagne à la fin des années 30. C’est l’histoire d’un déracinement, d’un exil mais d’une reconstruction en France à l’aube, puis pendant la seconde Guerre Mondiale. On voit les personnages changer, grandir et s’adapter aux épreuves qu’ils traversent.

Grâce à une écriture simple et délicate, l’auteure transmet les émotions qui entourent cette famille : l’angoisse quotidienne de la guerre, l’amour qui unit les membres de la famille, la nostalgie de la vie qu’ils ont quittée, l’espoir d’une vie meilleure. Mais surtout le besoin viscéral de rester ensemble.

Ce livre est plein de douceur et d’amour. Les personnages sont touchants, ils se protègent les uns et les autres. Ils affrontent ensemble les difficultés de leurs nouvelles vies. Il s’agit d’ailleurs presque d’un huis clos : à part les membres de la famille, les autres personnages ne sont que de passage dans leurs vies.

D’autre part, cette histoire ne m’a pas laissée indifférente pour une raison particulière : je n’ai pas pu m’empêcher de faire un parallèle avec l’actualité : sans faire de débat politique, on se rend compte que tous ces gens qui fuient leur pays ont un passé et une histoire. Ils laissent derrière eux une vie qu’ils ont dû aimer et qu’ils doivent regretter. On se retrouve plongé dans le combat quotidien des réfugiés de guerre.

En conclusion c’est un livre très touchant et dont la morale me plait : la famille est ce qu’il y a de plus important et elle se doit de rester solidaire malgré les épreuves.

 

Extrait du livre

« Il se sent bien, il adore raconter à ses frères les aventures de Cranof, modeler les personnages et leurs vies à sa guise, être maître absolu de la réalité. Il le vit comme une modeste revanche, une juste vengeance, se dit-il parfois, sur l’exil qu’ils subissent. »

Note de Camille

3

 

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